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lundi 2 mai 2011

Un bien beau premier mai anarchiste !

Un gros cortège FA, de façon générale, un gros cortège libertaire, compact, dynamique, divers. En un mot un bien belle manif !



Après la traditionnelle manif qui descendait depuis la Place des Fêtes jusqu'à République a accueilli tout plein de gens, le cortège de la CNT ouvrait la marche, suivit pas le cortège de la Fédération Anarchiste (dont les deux banderoles annonçaient la couleur : "Kill Capitalism" et une autre représentant un "Pacmanarchy" mangeant le capitalisme et l'état), celui de nos amiEs d'AL fermait la marche.



Ensuite, nous avons rejoint notre point fixe sur la grosse manif syndicale, où, en plus des affiches, Monde Libertaire et autres tracts, nous proposions aussi des victuailles, prix libres bien sur, faient par le Groupe Tous les Maquis de la Fédération Anarchiste et le pain par la boulangerie Bio et autogerée "La Conquête du Pain" (où nous vous conseillons d'aller, rue de la Baune à Montreuil Sous).

jeudi 24 mars 2011

Compte-rendu Manif anti sexiste

Tout d'abord, un petit désolé collectif pour le retard de publication du à un caffouillage, mais nous revoilà sur internet !

Donc tout ça pour dire que nous étions, le 5 mars dernier à la manif anti-sexiste. Nous y étions car aujourd'hui encore l'idée d'égalité hommes-femmes est loin d'être acquise, même parfois chez les militants, il était donc bon de rappeler que la question du sexisme n'est pas et ne sera jamais secondaire.
Mais nous ne nous leurrons pas, la lutte anti-sexiste est une lutte de tous les instants, ce n'est pas une manif qui changera tout et l'égalité réelle ne pourra se réaliser sans Révolution sociale et libertaire.



Pas de Révolution Sociale sans libération des femmes !
Pas de libération des femmes sans Révolution Sociale !

dimanche 28 novembre 2010

vidéo marche non mixte 2010 Paris

Marche féministe non-mixte

Le samedi 27 novembre était une journée chargée, puisqu'au moment où se déroulait la projection-rencontre au local La Rue, une marche de nuit féministe et non-mixte avait lieu. En effet, partant du constat que des femmes seules le soir (traduire "seules" par "non accompagnées par quelqu'un de sexe masculin") sont fréquemment abordées, agressées, insultées, rabaissées, etc ... ce style d'intervention a encore, et malheureusement, toujours du sens. Cette marche était organisée par des femmes, et leur blog est là : http://ragedenuit.blogspot.com/
Des femmes de la Fédération anarchistes étaient présentes et ont ramené ces quelques photographies.



samedi 6 novembre 2010

Compte-rendu de la manif retraites du 6 novembre à Paris



A partir de 14h, à l'intersection de la rue Jean-Pierre Timbaud et du Boulevard Voltaire, nous commençons à nous regrouper. MilitantEs, sympathisantEs "habituelLEs" et nouveaux venus. Le ciel est gris et il pleut. Une ambiance un peu lugubre, à l'image de la faible mobilisation qui s'annonce : les médias nous rabâchent depuis quinze jours qu'il faut rentrer chez soi, arrêter la grève, arrêter les blocages, et retourner chez soi, devant la télé.
Les syndicats, eux, poussés depuis le début par la base, font tout, eux aussi, pour freiner le mouvement, voire, pour certains, pour le stopper. A force, ça marche plus ou moins. Rien de nouveau sous le soleil, enfin sous la pluie, car, en plus, il fait froid et il pleut (on vous l'a déjà dit, non ?).
Malgré tout, les gens qui sont présents, eux, sont déterminés. Ils ne sont ni devant leur télé, ni au supermarché. Ils sont dans la rue.
Le cortège, ou plutôt les cortèges, se mettent en route. En effet, dans le soucis de diviser les forces, les syndicats ont prévu deux cortèges au lieu d'un.
Nous sommes assez au rendez-vous pour réaliser un cortège anarchiste, comme nous l'avions prévu, et comme nous le faisons déjà depuis quelques semaines désormais.
On se tape l'incruste, et c'est parti. Banderoles, drapeaux, tracts, et en avant !
Finalement, alors que pas mal d'éléments sont contre nous, comme on l'a déjà évoqué plus haut, ce n'est pas si mal pour un cortège anarchiste : un peu de monde, des slogans tout le long, une assez bonne pêche. Finalement, ça change un peu des manifs monstrueuses mais molles ! Une fois arrivés à Nation, on se met en bloc plus compact pour se frayer un chemin et pour faire une jolie arrivée. On forme des chaines, on se resserre, et on continue à avancer. Rapidement, des flics en civil qui nous suivaient déjà tout le long de la manifestation, viennent nous voir pour nous demander de stopper. Nous poursuivons tout de même, toujours serrés et au son des slogans... jusqu'à ce que cette fois, une mise en place de CRS exprès pour nous se mettent en place et nous bloquent définitivement. Pas mal de gens hallucinent de voir que les autres formations politiques et syndicales arrivent sans encombrent mais que nous, nous sommes bloqués de force. Face à face pour la forme. Retour groupé pour éviter les arrestations par les keufs en civils, puis dispersion finale ... jusqu'à la prochaine fois.
Merci aux personnes qui sont venues ... et à bientôt !

vendredi 29 octobre 2010

On continue !



Nous sommes à une période intéressante à plus d'un titre.
Les gouvernants ne cèdent pas face à un mouvement social d'une ampleur impressionnante. Les médias, complices serviles, matraques sur les ondes et écrans que la lutte est terminée. Sans être gênés plus que ça dans leurs mensonges quand quelques minutes plus tard, une prise d'antenne par des manifestant(e)s à lieu. Sans s'émouvoir non plus quand leurs propres ondes sont en grève. Ils nous indiquent toutes les trente secondes que les dépôts d'essence reprennent et que la pénurie d'essence durera au plus deux jours. Voilà ce qu'ils nous disent depuis plus de quinze jours. On ne rougissant pas davantage quand quelques minutes plus tard, ils nous affichent à l'écran une carte de France avec toutes les régions en pénurie de carburant ...
Nous, pour notre part, nous constatons que la mobilisation d'hier, si elle a été (peut-être) de moindre ampleur que les précédentes est une réussite totale si l'on considère que nous sommes en pleines vacances, un jour de semaine, après de nombreux jours de grève. Nous sommes aussi ravis de voir qu'au-delà de ces journées de manifestations, les actions directes ponctuelles se multiplient ici et là. De quoi laisser présager que, si ce mouvement venait à s'arrêter, ce type d'actions, lui, perdurera. De quoi faire regretter les grèves et les manifestations aux défenseurs de l'Etat et du patronat !
On ne lâchera rien, on continue !
A bientôt dans les luttes, à bientôt dans la rue !

mercredi 20 octobre 2010

Retraites : compte-rendu de la manifestation du 19 octobre 2010 à Paris

A l'heure dite, on se regroupe doucement ... et on commence à faire passer le message !



Les sympathisantEs et militantEs se retrouvent devant le métro Corvisart, sur le parcours de la manifestation (merci à vous qui, chaque fois, nous rejoignez, ça nous fait chaud au coeur !). Une manif de plus, ...



La mobilisation ne faiblit pas. La stratégie des directions syndicales qui vise à démobiliser par des grèves perlées ne semble pas prendre : toujours autant de monde. Le cortège anarchistes est plutôt bien accueilli, surtout par les cortèges les plus radicaux, comme par exemple les gens du rail.



La Fédération anarchiste, une fois de plus, appelait à réaliser un cortège. Pari risqué, car beaucoup de personnes de la FA défilent avec leur syndicat, avec leurs collègues de travail en lutte. Pourtant, une fois de plus, nous y arrivons. Nous sommes même rejoints par quelques libertaires d'autres organisations, ou non organisés, qui souhaitent constituer un bloc libertaire. Nous en profitons pour sortir la grosse banderole qui, décidément, sert beaucoup ces temps-ci, puisqu'elle indique où aller prendre l'argent.



Les discussions, les rencontres confirment la nécessité de radicaliser la lutte avec de réels blocages de l'économie. La solidarité est aussi un élément central. A ce sujet, soulignons la bonne initiative de nos camarades d'une boulangerie autogérée qui fournissent du pain (bio s'il vous plait !) aux bloqueurs de dépôt de carburant ...



Dans cette lutte longue, beaucoup de point positifs : un véritable renforcement de nos réseaux, une communication internet qui permet de rapidement fixer des rendez-vous et appels à manifester ...
Ce n'est qu'un début, ne lâchons rien !

dimanche 17 octobre 2010

Manifestation du 16 octobre 2010 Paris



La retraite c'est bien, l'offensive c'est mieux !

Alors que les blocages des dépôts commencent à mettre en place une pénurie de carburant (nous rappelant au passage qu'un pays, ça se bloque facilement ...), ce samedi a eu son lot de manifestations.
Nous avions appelé à former un cortège libertaire : membres de la Fédération anarchiste (du moins celles et ceux qui avaient fait le choix de ne pas défiler avec leur syndicat, ou tout simplement des non-syndiqués), des sympathisantEs, quelques membres d'Alternative libertaire, et plus largement des militantEs anarchistes partisans de l'unité des libertaires dans les luttes... le pari a réussi. Nous avons formé un cortège qui a réussi à s'incruster dans la manifestation sans encombres, et à avoir une visibilité correcte.

Les patrons ne comprennent qu'un langage : grève, blocage, sabotage !

Les réactions en chaine des membres du patronat et du gouvernement confirment ce slogan. La discussion avec ceux qui se gavent sur notre dos est inutile. C'est un rapport de force qui est nécessaire. Radicaliser le mouvement, le redynamiser plutôt que de le voir s'essouffler ... si la bataille n'est pas encore gagnée, la population semble plutôt favorable à ce mouvement social : on a beau nous expliquer dans les médias du Pouvoir que nous n'avons pas le choix et que nous avons mal compris, ça ne passe pas.



Nous voulons touTEs les logements de fonction, des salaires fictifs et des parachutes dorés !

Assez de leçons de morale de la part des dirigeants économiques, médiatiques, syndicaux et politiques. Au-delà de la question des retraites, c'est le travail tel qu'il existe qui est à remettre en cause. Un système qui nous prend en tenaille entre exploitation salariale et ultra-précarité n'est plus un système défendable, mais est devenu un système qui est nuisible à la population.
Dans ces conditions, les manifestations sauvages, les blocages, les occupations, bref, tout ce qui peut contribuer à bloquer une économie qui bloque nos vies sera bon à prendre.

Dans ce climat, le gouvernement a, une fois de plus, choisi la répression. Après les premiers blessés, à quand les premiers morts ? Nous encourageons donc les personnes mobilisées à s'informer sur les aspects juridiques des gardes à vue, arrestations, etc. Nous incitons aussi à la plus grande prudence vis-à-vis des flics, en uniforme, mais aussi et surtout face aux flics en civil. Soyez solidaires entre manifestantEs. Nous sommes la population, ils sont la répression.

Restons en contact, ne lâchons RIEN !

jeudi 14 octobre 2010

13 octobre : ça continue !


Au lendemain du 12, à Paris, on n'enterrait pas encore la mobilisation.

Rendez-vous donné à 12h30 devant le sénat notamment par Solidaire. Rassemblement de quelques centaines de personnes, des drapeaux Sud et CNT, des banderoles d'établissements scolaires,... le tout très encadré par les barrières et la police. Venus pour un rassemblement, ce fut une agréable surprise que de partir en cortège pour un autre rassemblement appelé place de l'hôtel de ville par un panel plus large de syndicats. Petite manifestation sympathique, chantant la grève générale et l'unité des luttes, promettant un autre avenir, pour exploiteurs et exploités.

Le rassemblement à l'hôtel de ville était plus encadré: ballons CGT, banderoles imprimées, drapeaux multiples, médias, visages fermés voire hostiles aux slogans anarchistes, ... Nous atteignions un millier de personnes environ, quand nous avons appris qu'un nouveau cortège était prévu jusqu'à République. On ne sait pas fait prié pour suivre, mais il était quand même moins chouette que le premier. Certaines organisations ont les moyens de faire du bruit, mais sont assez limitées dans leurs revendications.

Arrivés à République, la CGT s'est chargée de nous amener sur le trottoir afin de disperser les manifestants. Certains ont protesté, mais nous étions trop peu nombreux.

Hier dans la rue, aujourd'hui on continue!

mercredi 13 octobre 2010

Le 12 octobre à Paris ...




DANS LA RUE POUR NE PAS FINIR A LA RUE !

Voilà un petit compte-rendu de la manifestation parisienne du 12 octobre à Paris :
Nous avions donné rendez-vous à nos militantEs et sympathisantEs avant de partir en cortège. Regroupés, nous attendons-donc de pouvoir nous incruster dans le flot du cortège. Plus précisément, dans le flot d'un des cortèges, car il y a tellement de monde, qu'il y a en fait deux cortèges.

Grâce à un bon coup de main de la CNT, les libertaires rentrent enfin dans la manif. Malheureusement, nous sommes devant la CFTC, qui, faute de d'idées, ne fait que souffler sans discontinuer dans des horribles vuvuzelas. Le gros du cortège libertaire est donc constitué par la CNT, en grande forme, puis par la FA, avec une présence honorable pour une manifestation où la plupart de nos militantEs sont plutôt avec leurs syndicats. Des camarades avanceront dans la manif, quittant notre cortège pour échapper au bruit de la CFTC, mais il faut constater que le cortège FA sera fluctuant mais toujours peuplé, parfois même très nombreux. De nouveaux contacts sont pris, des discussions ont lieu, et on retrouve, de manif en manif, de plus en plus de personnes qui choisissent délibérément de rester avec nous. De nouvelles têtes aussi, viennent nous voir, pour entrer en contact. Tout ceci est fort encourageant.
Pour les retraites ?



GREVE GENERALE !

Comme la plupart des personnes, nous faisons le constat suivant : les journées de mobilisation, en amputant les salaires déjà maigres, sont démotivantes et assez inutiles. Ainsi, 5 ou 10 jours de grève à la suite, par des mouvements reconductibles, sont toujours plus efficaces qu'une grande quantité de journées isolées, au coup par coup.
Pourtant, la mobilisation est toujours plus grande, preuve que la population n'a vraiment pas envie de cette réforme. "Mieux vaut perdre quelques jours de salaire plutôt que de perdre des années de retraites !" peut-on entendre ici et là.
La BAC (Brigade Anti Criminalité) nous suivra durant tout le cortège, avec parfois des frictions. Ils seront ridiculisés au mégaphone par Nono-le-clown, figure bien connue du milieu libertaire ... et de services de police. Elle poursuivra d'ailleurs notre camarade-clown, mais, sans doute intimidée par la solidarité, le laissera poursuivre la manif.
Pour la première fois, après de trop nombreuses manifs-promenades, on sent une motivation grandir. Des chômeurs, des lycéens, des retraités, des salariés du public (ce qu'il en reste, du public ...) et du privé ... Certaines entreprises, plus ou moins grandes, qui d'habitude ne sont pas en grève, sont là. On croise ici un collègue de travail, là quelqu'un déjà croisé en concert, ici quelqu'un du club de sport ... Cette fois, les chiffres de la police n'y pourront rien : il y a du monde !
Les lycéenNEs, eux, quand ils ne sont pas cornaqués par les stupides membres de la FIDL, apprennent à autogérer leur lutte. Ils apprennent aussi que pour cela, ils doivent se battre aussi contre ceux qui veulent les diriger.



PARIS ! DEBOUT ! SOULEVE-TOI !

Cette motivation se concrétisera par la suite. En effet, après la fin de la manifestation, une autre manif, sauvage cette fois, commence. Plus d'un millier de personnes (jeunes ou moins jeunes) partent vers un autre objectif. Course pour échapper à un blocage des flics avec boucliers et matraques. Le cortège officiel, qui est toujours en train d'arriver à Bastille, est remonté à contre-sens. Les têtes de cortège insultent la manif sauvage, alors que la base, le reste du cortège, encourage et applaudi. C'est révélateur ...
Une autre accélération et une bifurcation-éclair vers la gare d'Austerlitz a lieu. la gare est bloquée, les voies sont occupées. Toujours un bon milliers de personnes y participent. Une personne est arrêtée par la BAC, mais la foule refluant vers la police, la personne est relâchée (la police est toujours bien moins forte et bien moins courageuse quand elle a en face d'elle des gens solidaires et déterminés ...). Des lacrymogènes rythment le tout, donnant un arrière-goût de CPE ... sous les slogans de plus en plus motivés.
Plus loin, la manif sauvage trouve une échappée et se retrouve vers le boulevard Vincent Auriol. Là, elle finira par prendre des petites rues et par s'éparpiller, après quelques affrontements avec la police.

La suite ? Elle se joue avec chacunE de nous. Actions, blocages, reconduction de la grève, discussion pour convaincre notre entourage ... gardons contact, faisons circuler les informations, restons solidaires et déterminés. Les mauvais jours finiront !

mercredi 8 septembre 2010

Compte-rendu de la manif du 7 septembre 2010


Un monde fou à Paris pour la manifestation parisienne de ce 7 septembre. Si la défense des retraites, et surtout des perspectives réellement révolutionnaires ne se satisferont pas de cette seule journée de manifestation, il n'en demeure pas moins que la force de la mobilisation est révélatrice. La CNT a fait un gros cortège libertaire, alors que pour notre part, nous avons fait un point fixe qui nous a permis de diffuser énormément de tracts, de Monde Libertaire, et, surtout, qui nous a permis de rencontrer un grand nombre de personnes. Tout ceci nous donne de l'élan pour poursuivre la construction d'un mouvement libertaire fort qui nous sera indispensable dans les luttes qui ne font que commencer. A très bientôt !

dimanche 5 septembre 2010

Compte-rendu de la manifestation parisienne du 4 septembre 2010


La mobilisation contre la xénophobie du 4 septembre a été un grand succès. Succès populaire, tout d'abord, si l'on prend en compte l'ampleur de la manifestation. Succès aussi car cette manifestation a été une réponse cinglante aux politiques sécuritaires et racistes : ce que font es politiciens et leur police, c'est une foule qui est venue en exprimer le rejet clair et net. Si, encore une fois, nous savons bien que ce n'est pas une simple manifestation, si belle et si importante soit-elle, qui changera la situation comme par magie, cette mobilisation était fort encourageante pour les combats qui restent à mener, tant sur la xénophobie d' État que sur le volet social, les deux étant étroitement liés.

Le cortège était ouvert par les Roms. Tout un symbole. La Fédération Anarchiste, avait choisi de distribuer des autocollants sur lesquels étaient inscrits le mot « Rom » dans un triangle noir, allusion aux politiques racistes passées que nous avions crues définitivement d'un autre temps.
Cette démarche a, c'est le moins que l'on puisse dire, été extrêmement appréciée, tant par les Roms eux-même que par beaucoup de manifestant(e)s. Il faut bien reconnaître qu'en ce qui concerne les anarchistes (regroupés en cortège commun Alternative Libertaire et Fédération Anarchiste), nous avons eu la bonne surprise de constater à quel point de nombreuses personnes venaient prendre nos tracts, se joindre à notre cortège, et prendre contact pour militer. Une mobilisation encourageante donc, surtout si l'on prend en compte les mobilisations qui ont eu lieu sur l'ensemble du pays, mais aussi devant les ambassades françaises de plusieurs pays européens.
Mais attention : pas « d'union sacrée » en ce qui nous concerne face à la politique sécuritaire et sociale actuelle. Nous n'oublions pas les expulsions de sans-papiers par la gauche plurielle. Pas plus que nous n'oublions qu'elle a davantage privatisé que la droite ! Les trahisons des centrales syndicales, elles aussi, restent toujours dans un coin de nos têtes. Nous nous devons de ne pas avoir la mémoire courte, et nous ne sommes pas dupes des manœuvres actuelles d'une gauche qui tente de nous faire croire que tout pourrait se régler par les urnes en votant pour elle.
Nous saluons toutes les personnes qui se sont mobilisées ce samedi 4 septembre, et toutes celles qui continueront à le faire. Le combat n'est pas terminé.

Tract du 4 septembre

Le recto du tract que nous avons distribué le 4 septembre :

Et son verso :


Ce tract était distribué accompagné d'un autocollant reprenant le symbole du triangle où était marqué "Rom".

lundi 14 juin 2010

Marche mondiale des femmes - 2010

La Marche Mondiale des Femmes s'est officiellement mise en place en 2000. C'est donc dix ans après que ce samedi 12 juin avait lieu à Paris une manifestation qui s'inscrivait dans le cadre de cette dynamique internationale. L'initiative n'émane pas de libertaires, et il suffit d'observer un certains nombre de revendications qui s'expriment à travers cette initiative pour constater qu'il y a des divergences évidentes, tant en termes de stratégies qu'en termes de finalités. Cependant, ce n'est pas la première fois (ni la dernière !) que des anarchistes participent à une initiative dans laquelle ils ne se retrouvent pas en totalité. Car sur ce sujet, comme sur d'autres, il est également évident que ce qui nous rassemble est bien plus important que ce qui peut nous diviser. Notre présence était donc normale et logique, même si nous n'étions pas signataires de l'appel de cette marche. Globalement, il faut bien le reconnaître, la mobilisation était assez faible sur le pavé parisien. On pourra aussi regretter certains slogans syndicaux un peu hors-contexte lors de cette manifestation. Les libertaires étaient regroupés les uns derrière les autres et ont su tout de même assurer une présence anarchiste au coeur de cette manifestation. Banderoles, drapeaux, slogans, tracts, pochoirs … l'effort a été fait pour faire passer le message. Même si il est clair que nous n'avons pas réussi à mobiliser tou(te)s nos militant(e)s, il est à noter que des personnes que nous n'avions jamais côtoyées nous ont aussi rejoints. A souligner également la présence de sans-papiers. Alors qu'il leur est parfois reproché à tort de ne militer « que » pour leurs papiers (ce qui, rappelons-le, est d'une importance primordiale pour eux, et ce qui entraîne aussi un danger permanent en cas de rafle), leur présence est un signe de plus que faire converger les luttes est souhaitable et possible.

Merci à toutes les personnes présentes !

photographies : Caro groupe Béton armé



mercredi 12 mai 2010

Manifestation du 9 mai 2010


Communiqué du collectif d’organisation de la marche antifasciste du 9 mai 2010 à Paris

Un week-end de mobilisation antifasciste réussi !

Ce 9 mai 2010, à l’appel d’une quinzaine d’organisations, plus de 700 antifascistes ont défilé à travers Paris, de Belleville à la place du Châtelet. La marche a débuté par un vibrant hommage aux FTP-MOI, accompagné de portraits des fusillés de l’Affiche rouge. A République, une intervention a rappelé la raison de notre présence dans la rue. Depuis de trop nombreuses années, l’extrême droite radicale tente, avec plus ou moins de succès, de se réunir le 9 mai dans les rues de Paris, au prétexte de la mort d’un de ses militants en 1994. Depuis sept ans, nous nous
mobilisons contre cette présence dans la rue. Aujourd’hui, nous nous sommes à nouveau mobilisés pour ne pas leur laisser le champ libre et pour rappeler que ces fascistes sont les mêmes qui attaquent et agressent en supplétifs du gouvernement les jeunes, les étrangers, les sans papiers et le mouvement social. A proximité du métro Arts et Métiers, le collectif d’organisations souhaitait rappeler qu’actuellement l’extrême droite électorale et radicale prospère sur la crise économique. Les plans de licenciements, la précarité ou le chômage de masse impose au mouvement antifasciste de construire une riposte anticapitaliste. Avant de se
disperser, les manifestants ont été invitées à jeter 200 roses dans la Seine en souvenir des victimes de l’Etat français du 17 octobre 1961.

Notre manifestation était la conclusion d’un week-end de mobilisation contre l’extrême droite et ses idées. La veille, plus de 120 personnes ont participé au débat « Comment lutter contre l’extrême droite sur le terrain social » organisé au Salon du livre libertaire. Ce débat fut l’occasion pour un public de tout âge d’échanger sur la situation de l’extrême droite française, de discuter sur la manière dont nous pouvons articuler la lutte antifasciste avec les luttes sociales. Karim Chafi acteur associatif de Chauny en a profité pour revenir sur les agressions racistes menées par des nazi-skins dans sa ville tandis que Didier Bernard, syndicaliste à Continental a saisi cette occasion pour dénoncer les tentatives de
récupération des luttes ouvrières par l’extrême droite.

Les forces antifascistes mobilisées ce week-end à Paris n’en resteront pas là !

Paris, 10 mai 2010

dimanche 2 mai 2010

Un premier mai parisien ...





Belle manifestation anarchiste à Paris ce premier mai 2010 : du monde, des cortèges dynamiques, des militants et sympathisants de longue date mais aussi de nouveaux venus ... Un évènement marquant et rassembleur pour un mois de mai qui s'annonce chargé : les 8 et 9 mai prochains, nous aurons le salon du livre libertaire et le week end antifasciste, le 12 juin la manifestation anti-sexiste ... A bientôt !

dimanche 28 mars 2010

Manifestation antifasciste à Chauny (02)



Une manifestation antifasciste à laquelle la Fédération Anarchiste était présente à rassemblé plusieurs centaines de personnes à Chauny, le 27 mars. Cette petite ville de l'Aisne connait en effet un retour des nazillons qui se manifeste pas seulement électoralement, mais aussi physiquement : agressions, saluts nazis, intimidations, ...
Ce temps fort de mobilisation, qui fut un grand succès, est l'aboutissement d'un travail de terrain, et est aussi le départ de la poursuite de la lutte contre l'extrême droite. A Chauny comme ailleurs : no pasaran !

mercredi 10 mars 2010

8 mars 2010 : ce n'est qu'un début !



Il est en effet évident qu'une seule journée de mobilisation ne suffira pas : sexisme, homophobie, inégalités, ... Pourtant, nous pensons que prendre le temps de nous retrouver, de commencer à construire un mouvement capable de lutter le plus efficacement possible mérite de se mobiliser. Force est de constater que cette manifestation était globalement très marquée par les mouvements sociaux-démocrates : les élections ne sont pas loin, nous ne sommes pas dupes.
Pourtant, alors que les libertaires peinent à mobiliser sur ces thématiques, la Fédération anarchiste était bien présente, même si, bien sûr, nous pouvons toujours faire mieux ! C'est aussi important de constater que des sympathisants, des anarchistes non organisés nous rejoignent dans la rue.
Face à toutes les attaques des ennemis de la liberté, il nous faudra bientôt nous remobiliser : puisse cette manifestation donner le signe de la confirmation d'un renouveau militant et d'un regain de dynamisme. Nous en aurons besoin !



Faudrait pas oublier, qu'ça descend dans la rue ...

samedi 13 février 2010

Communiqué






Action du 13 février 2010 – Paris

Samedi 13 février 2010, dans l’après-midi et durant une heure, des membres de la Fédération Anarchiste et des camarades qui se sont joints à eux ont occupé la péniche qui sert de QG de campagne électorale à Valérie Pécresse, candidate UMP aux élections régionales de mars 2010. Par cette action, qui s'inscrivait également dans le cadre de la campagne internationale contre les centres de rétention menée par l’Internationale des Fédérations Anarchistes, nous entendions protester contre la répression qui frappe toutes les composantes du mouvement social : sans papiers en grève ou accusés d'avoir brûlé un centre de rétention (centres qui ne devraient même pas exister), des membres d'une prétendue menace anarcho-autonome jetés en prison sous régime anti terroriste, des syndicalistes jugés, des antifascistes arrêtés, criminalisés... les exemples sont nombreux et ne cessent de se multiplier. Tout ceci vise à faire taire celles et ceux qui s'opposent au système en dehors du jeu électoral.
La péniche, occupée par une trentaine de personnes non-violentes mais déterminées (armées de confettis et de serpentins), a été recouverte d’une banderole proclamant « Ne nous laissons pas terroriser par l’Etat ». Elle était également ornée de drapeaux de pirates du plus bel effet.

Bien entendu, la police est arrivée rapidement sur les lieux. Nous avons même eu droit à la brigade fluviale, en combinaison néoprène très seyantes, et équipée de cagoules, comme il se doit. La police de district, elle, habillée en « robocops », était également de la partie.
Alors que le chef de la police s’était engagé (devant les caméras des médias présents) à ne pas effectuer de contrôles d’identités, la promesse était bien entendue trahie cinquante mètres plus loin et cinq minutes plus tard, après le départ groupé des militant(e)s. Chacun a sa conception de la parole donnée.
La nôtre, elle, reste et restera la même :
Nous n'aurons de cesse, même réprimés, de rester pirates: les pirates de ce système !

des membres de la Fédération Anarchiste

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Comunicato
Azione del 13 febbraio 2010 - Parigi – Francia

Sabato 13 febbraio 2010, nel pomeriggio e durante un'ora, dei membri della Federazione Anarchica e dei compagni che si sono giunti a loro hanno occupato la chiatta che funge da Q.G. di campagna elettorale a Valérie Pécresse, candidata UMP alle elezioni regionali di marzo 2010.
Con quest'azione, che si iscriveva anche nel quadro della campagna internazionale contro i centri di ritenzione condotta dall'internazionale delle federazioni Anarchiche, intendevamo protestare contro la repressione che colpisce tutte le componenti del movimento sociale : senza documenti in sciopero o imputati di avere bruciato un centro di ritenzione (centri che non dovrebbero neppure esistere), dei membri di una presunta minaccia anarcoautonoma sbattuti in prigione sotto regime antiterroristico, dei sindacalisti giudicati, degli antifascisti arrestati, criminalizzati… gli esempi sono numerosi e non cessano di moltiplicarsi.
Tutto ciò per lo scopo di fare tacere quelle e quelli chi si oppongono al sistema oltre al gioco elettorale.
La chiatta, occupata da una trentina di persone non violente ma determinate (armate di coriandoli e di serpentine), è stata coperta di una banderuola che proclama “non lasciamoci terrorizzare dallo Stato”. Era anche decorata di bandiere di pirati del più bell'effetto.

Naturalmente, la polizia è arrivata rapidamente sui luoghi. Abbiamo anche avuto diritto alla brigata fluviale, con tute neoprene molto convenienti, e fornita di cappucci, come si deve. La polizia di zona, vestita “da robocops”, era anche della parte.
Mentre il capo della polizia si era impegnato (dinanzi alle telecamere dei mass media presenti) a non effettuare controlli di identità, la promessa fu tradita cinquanta metri dopo e cinque minuti più tardi, un volta la partenza raggruppata dei militanti. Ciascuno ha la sua concezione della parola data.
La nostra, resta e resterà la stessa : Non avremo tregua, anche repressi, di restare pirati : i pirati di questo sistema !

Membri della Federazione Anarchica
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Comunicato
Azione del 13 febbraio 2010 - Parigi – Francia

Sabato 13 febbraio 2010, nel pomeriggio e durante un'ora, dei membri della Federazione Anarchica e dei compagni che si sono giunti a loro hanno occupato la chiatta che funge da Q.G. di campagna elettorale a Valérie Pécresse, candidata UMP alle elezioni regionali di marzo 2010.
Con quest'azione, che si iscriveva anche nel quadro della campagna internazionale contro i centri di ritenzione condotta dall'internazionale delle federazioni Anarchiche, intendevamo protestare contro la repressione che colpisce tutte le componenti del movimento sociale : senza documenti in sciopero o imputati di avere bruciato un centro di ritenzione (centri che non dovrebbero neppure esistere), dei membri di una presunta minaccia anarcoautonoma sbattuti in prigione sotto regime antiterroristico, dei sindacalisti giudicati, degli antifascisti arrestati, criminalizzati… gli esempi sono numerosi e non cessano di moltiplicarsi.
Tutto ciò per lo scopo di fare tacere quelle e quelli chi si oppongono al sistema oltre al gioco elettorale.
La chiatta, occupata da una trentina di persone non violente ma determinate (armate di coriandoli e di serpentine), è stata coperta di una banderuola che proclama “non lasciamoci terrorizzare dallo Stato”. Era anche decorata di bandiere di pirati del più bell'effetto.

Naturalmente, la polizia è arrivata rapidamente sui luoghi. Abbiamo anche avuto diritto alla brigata fluviale, con tute neoprene molto convenienti, e fornita di cappucci, come si deve. La polizia di zona, vestita “da robocops”, era anche della parte.
Mentre il capo della polizia si era impegnato (dinanzi alle telecamere dei mass media presenti) a non effettuare controlli di identità, la promessa fu tradita cinquanta metri dopo e cinque minuti più tardi, un volta la partenza raggruppata dei militanti. Ciascuno ha la sua concezione della parola data.
La nostra, resta e resterà la stessa : Non avremo tregua, anche repressi, di restare pirati : i pirati di questo sistema !

Membri della Federazione Anarchica

bton.arme@gmail.com
http://beton-arme.blogspot.com/

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lundi 25 janvier 2010

Manif(s)



Le 23 janvier il y avait deux manifs le même jour, à la même heure, au même lieu : une en soutien aux inculpés de l'incendie du CRA de Vincennes (visiblement organisée par les "autonomes") et une contre la guerre.
Nous avions prévu de rejoindre celle contre les CRA mais après avoir arpenté en vain la place de la République, nous sommes allés manifester pour une cause qui finalement reste une des bases de l'Anarchie : l'antimilitarisme.
Celle-ci était très calme, avec une très grosse présence pour le POI (parti ouvrier indépendant). Ses slogans étaient mous, endormis, à l'image de la manif.
Au bout d'un certain temps, constatant l'inutilité flagrante de cette manif, nous avons tenté de rentrer, quand une trentaine de flics en civil nous a repoussé, en courant et gazant, rapidement suivis par une cinquantaine de gendarmes mobiles en tenue de combat. La manif contre les CRA s'est faite assez rapidement disperser, par des forces de l'ordre plus que présentes (ils étaient au moins aussi nombreux que les anti-CRA), des civils, des camions et deux paniers à salade qui font des tours dans le quartier et recherchent des éventuels personnes arrêtables.
Selon un copain du groupe Claaaaaash (un des groupes parisiens de la FA-Paris), les BACeux étaient, comme à leur habitude, extrêmement violents. Selon ce même copain, il y aurait une quinzaine d'arrestations au total.
Comme à son habitude, l'État a montré comment il acceptait les opposants à son système qui ne défilent pas gentiment, et inutilement, derrière les partis et syndicats réformards.
Nous n'avons rien à attendre d'eux, arrêtons de demander, prenons !

A la Révolution sociale !