vendredi 24 juillet 2009
jeudi 16 juillet 2009

APPEL DE SOUTIEN AVEC LES SANS PAPIERS :
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX SANS-PAPIERS EXPULSES DE LA BOURSE DU TRAVAIL
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX SANS PAPIERS DE LA BOURSE DU TRAVAIL LE VENDREDI 17 JUILLET DE 13 HEURES A 19 HEURES BOULEVARD DU TEMPLE A COTE DE LA PLACE DE LA
REPUBLIQUE A PARIS.
La préfecture menace à tout moment d?expulser par la force les sans-papiers du bout de trottoir qu'ils occupent boulevard du temple à la suite de leur évacuation de la bourse du travail réalisée conjointement par la CGT et la police aux ordres de Hortefeux.
Pour empêcher cette nouvelle expulsion et pour demander la régularisation de tous les sans-papiers, rendons-nous en masse boulevard du temple vendredi 17 juillet à 13h.
REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS
ARRET DES EXPULSIONS
FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION
Contact : 06 98 70 33 49
>>> NOUS APPELONS POUR NOTRE PART LES MILITANT(E)S SOLIDAIRES DES SANS-PAPIERS A ASSURER AUSSI UNE PRESENCE BOULEVARD DU TEMPLE POUR EVITER AUX FORCES DE REPRESSION D'EVACUER LE CAMPEMENT.
mardi 14 juillet 2009
lundi 13 juillet 2009
samedi 11 juillet 2009
Soutien à La Clinique
Mardi matin, la police expulsait violemment les habitants de La Clinique lieu autogéré et alternatif de Montreuil existant depuis plusieurs mois.
En plus d’être le logement de plusieurs personnes ce lieu accueillait des concerts, des tables de presse, des permanences juridiques pour mal logés...
Lundi soir les squatteurs organisaient un rassemblement pour protester contre cette expulsion. Alors qu'ils manifestaient, la police montreuilloise, dont la brutalité n'est plus à prouver, chargeait et dispersait violemment la manifestation à coup de tirs de flash ball.
Un camarade atteint par un tir de flash ball à la tête a été très sérieusement blessé. Trois personnes ont été placées en garde à vue.
La Fédération Anarchiste s'insurge contre ces pratiques policières de plus en plus fréquentes et banales, toujours dirigées contre les classes populaires.
La Fédération Anarchiste exige la libération des gardés à vue et leurs apporte son soutien ainsi qu'au camarade blessé.
La Fédération Anarchiste s'oppose et s'opposera toujours aux méthodes de la police, qu'elles quelles soient.
Police partout justice nulle part.
Policiers hors de nos quartiers !
> Une assemblée générale de soutien aura lieu dimanche 12 juillet à 15H, à la station de métro Croix de Chavaux, à Montreuil.
> Une manifestation de soutien aura lieu lundi 13 juillet à 19h, au même endroit.
Fédération Anarchiste
En plus d’être le logement de plusieurs personnes ce lieu accueillait des concerts, des tables de presse, des permanences juridiques pour mal logés...
Lundi soir les squatteurs organisaient un rassemblement pour protester contre cette expulsion. Alors qu'ils manifestaient, la police montreuilloise, dont la brutalité n'est plus à prouver, chargeait et dispersait violemment la manifestation à coup de tirs de flash ball.
Un camarade atteint par un tir de flash ball à la tête a été très sérieusement blessé. Trois personnes ont été placées en garde à vue.
La Fédération Anarchiste s'insurge contre ces pratiques policières de plus en plus fréquentes et banales, toujours dirigées contre les classes populaires.
La Fédération Anarchiste exige la libération des gardés à vue et leurs apporte son soutien ainsi qu'au camarade blessé.
La Fédération Anarchiste s'oppose et s'opposera toujours aux méthodes de la police, qu'elles quelles soient.
Police partout justice nulle part.
Policiers hors de nos quartiers !
> Une assemblée générale de soutien aura lieu dimanche 12 juillet à 15H, à la station de métro Croix de Chavaux, à Montreuil.
> Une manifestation de soutien aura lieu lundi 13 juillet à 19h, au même endroit.
Fédération Anarchiste
mardi 7 juillet 2009
vendredi 3 juillet 2009
Les Sans-papiers de la Bourse du travail

ILS FONT LA GUERRE AUX SANS-PAPIERS !
Le 24 juin restera comme un jour noir dans l’histoire du mouvement des sans-papiers en France mais surtout dans l’histoire du syndicalisme français.
C’est hier en effet que les travailleurs sans-papiers isolés qui occupaient depuis bientôt 14 mois une partie des locaux de la Bourse du travail, 85 rue Charlot, à Paris, pour mener une action d’ensemble visant à obtenir leur régularisation à partir d’un « lieu ami », ont été expulsés.
Cinq jours après le communiqué de la CGT précisant que la Bourse du travail devait être « libérée », voilà donc la chose faite, et de la manière la plus violente.
Une centaine peut-être de membres du service d’ordre de la CGT, sur le coup de midi, profitant du fait que la
majeure partie d’entre nous étaient partis à notre manifestation hebdomadaire du mercredi, ont subitement envahi la cour, cagoulés ou masqués, matraquant les hommes et gazant tous les présents, femmes et enfants. Des personnes ont dû être hospitalisés et le petit Mohamed, la mascotte de la Bourse occupée, bien connu de tout le monde, et une femme, viennent seulement de sortir, après 24 heures d’hôpital.
La densité des gaz était telle que Sissoko, notre coordinateur, accouru aux cris, est tombé évanoui dans la cour
et ce sont les femmes, réfugiées entre-temps à l’intérieur, qui sont ressorties pour l’y transporter à la force des bras.
Nous nous sommes barricadés dans la grande salle, et la police est alors intervenue, appelée par des gens du
voisinage inquiets à cause des grands cris et de la fumée des lacrymogènes.
Dans un premier temps, le commissaire a veillé à empêcher notre affrontement avec le service d’ordre de la CGT.
Celle-ci a appelé la Ville de Paris, propriétaire de l’immeuble, qui a immédiatement (ce qui prouve qu’elle était d’accord) réquisitionné la police. Le commissaire nous a alors imposé l’évacuation des locaux, exigeant même,
d’après les instructions reçues, notre départ immédiat sans récupération de nos affaires (ce qui, par le passé, s’est souvent soldé par la perte d’effets et documents personnels).
Nous nous sommes opposés et, appelés par nous, nos camarades partis en manifestation sont rentrés. Le rapport de forces a été en quelque manière rétabli, une partie ayant pu même rentrer dans la grande salle par l’accès du boulevard du Temple, contrôlé par nous. Le commissaire a alors accepté de nous faire récupérer toutes nos affaires. Cette opération était terminée un peu après 19 heures.
Depuis, nous sommes campés sur le trottoir du boulevard du Temple à plusieurs centaines (une liste de 600
sans-papiers présents a été dressée hier soir) et attendons que les maires du troisième et deuxième (qui s’y sont engagés) nous trouvent un lieu apte à nous héberger et surtout où nous puissions, sans être dispersés, poursuivre notre action pour obtenir la régularisation de nous tous. Nous sommes dans l’attente d’un rendez-vous que nous a promis le ministère de l’immigration pour discuter les critères de notre régularisation. C’est maintenant le moment le plus mal venu pour affaiblir notre mouvement et, quant à nous, de baisser les bras.
La lutte continue !
Paris, le 25 juin 2009
CSP 75

Pour rappel, cela ne date pas d'hier, car voilà ce qui était arrivé à la dernière fête de l'Huma :
La CSP 75 agressée par la CGT à la fête de l’Huma !
Les sans-papiers de la Coordination 75 qui tiennent un point d’information sur le stand de la Bolivie à la fête de l’Humanité ont été agressés par des représentants de la CGT – qui leur reprochent l’occupation de la Bourse du travail. Les cégétistes ont menacé de déranger pendant les trois jours de la fête le stand de la Bolivie où la CSP75 est accueillie en vertu de l’appel d’Evo Morales en solidarité avec tous les sans-papiers du monde. Si le problème n’est pas rapidement résolu, la CSP75 annonce qu’elle pourrait, au besoin, diriger sur la fête de l’Huma sa manifestation prévue demain samedi vers la Préfecture. La CSP75 appelle tous les sympathisants, les soutiens, et tous les sans-papiers à se rassembler à la Bourse du travail, rue Charlot, samedi à midi (12h), pour se rendre ensemble à la fête de l’Humanité, si nécessaire.
dimanche 28 juin 2009
mardi 23 juin 2009
Manifestation antirépression du 21 juin, à Paris

Ce 21 juin, à Paris, se tenait un rassemblement puis une manifestation à l'appel des collectifs Tarnac. La Fédération Anarchiste y était présente et avait aussi appelé ses sympathisants et militants à s'associer à cet évènement. Celui-ci tombait à peine un jour après la loi dite "anti-cagoule". Du coup, pas mal de manifestants étaient masqués.

Après plus d'une heure de rassemblement devant la fontaine des Innocents, un cortège se forma et commença à avancer. La manifestation dura une dizaine de minutes environs, avec des affrontements à la hauteur des bureaux de l'administration pénitenciaire.

Ensuite, dans un quartier quasi militarisé, les manifestants furent dispersés, et l'on dénombre actuellement six arrestations, sans en savoir davantage (En ce qui concerne les militants de la FA et nos sympathisants, nous avons effectué un départ groupé et solidaire, ramenant tout le monde sain et sauf). A signaler aussi que des manifestants ont été blessés par d'autres manifestants, certains même par des tirs de feux d'artifice. Chacun tirera le bilan politique de cet évènement, selon ses idées, et ses méthodes, et la façon de les appliquer.

Quoi qu'il en soit, ce qui est à souligner, c'est le flicage permanent et son renforcement à outrance devant tout évènement. des centaines de véhicules de police, des corps de répressions de tous styles (on a même eu droit à ces gens de la BAC déguisés en anars ou en rappeurs !). Un hélicoptère était également mobilisé pour l'occasion, ce qui montre bien que l'Etat ne recule devant aucune dépense pour assurer la répression).

Saluons au passage les copains et copines qui se sont joints à nous, et plus particulièrement nos camarades anarchistes de Moscou, qui, pour l'occasion, ont pu découvrir le charme suave et envoutant des gaz lacrymogènes de la police française.
A la prochaine dans la rue !

Vous trouverez ci-dessous notre communiqué/tract diffusé avant et pendant la manifestation.
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Contre la répression, résistons !
Vous vous moquez d’une ministre menteuse sur un site web, vous risquez une convocation au commissariat.
Vous avez été voisin d’une personne qui s’est fait sauter avec une bombe artisanale, vous vous retrouvez en garde à vue avec la brigade « antiterroriste ».
Vous êtes présent dans nombre de manifs et vous avez été vu un jour sur un pont de chemin de fer, vous risquez six mois de prison préventive pour être présumé membre d’une association à caractère terroriste.
Vous recevez un sms douteux, vous êtes convoqué six mois plus tard par la police.
Vous brandissez une pancarte mettant en cause (avec humour) le président de la République dans un rassemblement, vous vous retrouvez en procès et risquez une amende.
Vous êtes un gazier en lutte contre le recul des acquis sociaux, vous vous faites arrêter avec des dizaines de vos collègues…
Tous les citoyens sont présumés innocents en droit mais la réalité montre qu’ils sont considérés comme a priori coupables, surtout s’ils n’ont pas d’amis bien placés. Le fichage massif de la population n’est pas anodin, derrière une façade démocratique, le totalitarisme avance à grands pas. Les militants sont, quant à eux, considérés en permanence comme un danger, non pas qu’ils le soient vraiment, mais au cas où ils le deviendraient. L’Etat vise à éloigner toute opposition politique et à écoeurer les militants repérés par ses services.
557 817 personnes se sont trouvées en garde à vue en France en 2008, soit près de 1% de la population. Les lois sécuritaires se succèdent régulièrement : rétention de sûreté, « prévention de la délinquance », nouvelle loi sur la récidive… Toutes ces lois ne visent que très rarement les escrocs des beaux quartiers.
Le nombre de prisons augmente, mais elles sont toujours surpeuplées… et un tiers des détenus le sont en préventive. Le gouvernement se moque totalement d’être dénoncé régulièrement par des instances internationales pour les conditions humiliantes de détention. Son objectif est apparemment de suivre le modèle états-unien où les détenus ne sont plus seulement un millième de la population comme en France actuellement, mais 1 %, et sont une main-d’œuvre réduite en esclavage. Les entreprises ne délocalisent plus en Asie ou en Afrique mais en taule ! Cela se passe en ce moment-même, et cela nous concerne tous.
Il est bien évident que les quelques politiciens en course pour être calife à la place du calife ne sont pas moins peureux que l'actuel gouvernement à l’égard des « classes dangereuses ». Il est non moins évident qu’on ne comptera pas sur les médias nationaux et régionaux pour dénoncer des atteintes aux droits l’Homme ailleurs qu’en Corée du nord, à Cuba ou en Iran. C’est pourtant en France que cela se passe. Ce sont donc seulement les victimes et victimes potentielles de la répression qui peuvent s’organiser pour à la fois rester vigilants et résister.
Fédération anarchiste
Pérou, Paris : solidarité !

Samedi 20 juin se tenait à Paris, comme à beaucoup d'autres endroits, un rassemblement de soutien avec le peuple péruvien. Vous trouverez le communiqué de nos relations relations internationales à la fin de ce message. S'il apparait que la lutte des indiens a fait reculer le gouvernement sur certains points, ce combat reste d'actualité. En effet, il faudra la plus grande vigilance à nos camarades péruviens pour aller encore plus loin et pour défendre ce qu'ils ont obtenu.
Il était important pour nous d'être présents à ce rassemblement afin de signifier clairement nos solidarité, mais aussi pour rappeler sur quelles bases politiques nous considérons que cette lutte mérite un soutien réel. Il était important pour eux de savoir qu'ils ne sont pas seuls, et que des soutiens existent, un peu partout.

Cependant, plusieurs remarques : il est toujours impressionnant de voir la collection sans fin de signataires lors de ce genre de soutien collectif. Des listes et des listes de sigles, mais au final, à peine une ou deux personnes par organisation. Ce n'est pas ainsi que nous considérons qu'une participation à une lutte se fait. Nous avons toujours privilégié la mobilisation et la présence plutôt que des signatures en bas de tracts. Visiblement, nous sommes une exception.
Encore plus étonnant, la présence de la secte "Parti Humaniste", signataire du tract collectif. Ainsi, après la tentative pitoyable de l'extrême droite parisienne de récupérer cette lutte, c'est au tour de l'extrême droite sectaire qui avance masquée derrière un discours "humaniste" de venir tenter de récupérer de futures ouailles. Il a donc été nécessaire de faire un peu le ménage, et il a été assez comique de voir nos gourous apeurés aller se plaindre à la police (alors qu'ils sont classés comme mouvement sectaire par le ministère de l'Intérieur, comme quoi, les cons, ça ose tout ...). Quoi qu'il en soit, nous ne laisserons jamais le terrain à ce genre de personnes. (plus d'infos sur ces gugusses ici et là).
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« Tierra y Libertad »
pour tous les peuples du monde !
Solidarité avec les communautés péruviennes en lutte
Pérou, vendredi 5 juin, 5 heures du matin, l'Etat montre son vrai visage : l'armée et la police attaquent par terre et par air, en utilisant des balles réelles. Il en résulte des dizaines de morts, des centaines de blessés. Les « dangereux terroristes » éliminés appartiennent à des peuples autochtones de la région Amazonas qui bloquaient pacifiquement une route près de Bagua au nord du Pérou.
Depuis, la zone est totalement militarisée, des responsables amérindiens sont recherchés par toutes les polices... Il en coûte cher de s'opposer aux intérêts des multinationales, dont l'Etat est le garant... Pourtant Alan García avait été élu en 2006 pour changer le modèle économique néolibéral en place... Ce ne sont pas les anarchistes qui s'étonneront de la trahison des promesses des politiciens, quelle que soit leur couleur.
Cela fait bien longtemps que les territoires amazoniens occupés par les peuples originels font l'objet des convoitises capitalistes. Déjà, au début du vingtième siècle, la « fièvre du caoutchouc » avait conduit aventuriers et hommes d'affaires à torturer et massacrer des communautés indigènes.
Plus récemment, après la signature d'un traité de libre commerce avec les Etats-Unis (TLC), le gouvernement péruvien avait imposé en 2008 des décrets facilitant l'implantation d'entreprises pétrolières, gazières, minières ou liées à l'exploitation forestière ou au tourisme. Depuis, les protestations et manifestations se sont amplifiées au Pérou.
Dernièrement, en mai 2009, à l'occasion de la « 4ème Rencontre continentale des peuples et nationalités indigènes de l'Abya Yala (les Amériques) », les communautés présentes ont « rejeté catégoriquement la privatisation de l'eau, la présence de sociétés multinationales, le modèle économique néo-libéral ».
L'AIDESP, une coordination de 1350 communautés au Pérou a appelé à « l'état d'insurrection » et à faire du 11 juin une journée de mobilisation populaire pour « l'abrogation des décrets encourageant les entreprises étrangères à investir dans les zones habitées par les autochtones. » C'était le 4 juin, et le 5 juin...
La Fédération Anarchiste se joint aux nombreuses organisations anarchistes d'Amérique latine et d'ailleurs pour exiger l'abrogation des décrets et l'arrêt de la campagne de criminalisation de ceux qui la réclament.
Les prédateurs qui se pressent en Amazonie ont des noms : Parenco (Franco-britannique), Petrofilera (Canada), Petrobras (Brésil), Pluspetrol (Argentine), BPZ Energy (USA), Repsol (Espagne)... Nous appelons à ne pas les laisser dans l'ombre !
La Fédération Anarchiste est bien consciente qu'au delà des intérêts directs de ces exploiteurs, les Etats protègent le désordre économique mondial. En effet, depuis quelques années, les révoltes amérindiennes prennent de l'ampleur, se coordonnent, communiquent avec les autres peuples originels, mais aussi avec ceux qui s'opposent au capitalisme. Les luttes se multiplient, les pratiques d'autonomie se développent dans tous les domaines (communication, éducation, santé, sécurité, justice...). Parmi les plus connues, rappelons celles des communautés zapatistes (1994), des communautés paysannes d'Atenco contre la construction d'un aéroport (2002), la Commune d'Oaxaca (2006). A chaque fois l'Etat produit la seule réponse qu'il connaisse, la répression ! C'est que les pratiques basées sur les « us et coutumes » amérindiens de démocratie directe non seulement se développent, mais intéressent au delà des peuples originels. Elles rejoignent certaines propositions anarchistes : autonomie vis à vis de l'Etat et des partis politiques, décisions collectives, fédéralisme...
En ce sens la Fédération Anarchiste se reconnaît dans les analyses produites lors de la rencontre d'octobre 2007 réunissant plus de soixante communautés amérindiennes des deux Amériques à Vicam (Mexique) : « Le capitalisme nous a amené la propriété privée, l'injustice, la violence et la tyrannie, les ravages d'une extermination sanglante par la croix et l'épée. Pour nous, peuples originels, le système capitaliste est totalement contraire à nos principes. Cette guerre capitaliste nous affecte tous, tous les pauvres, pas seulement les indiens. Ce monde n'aura aucune chance de continuer à exister si ce sont ceux d'en haut qui gagnent cette guerre ».
La lutte des peuples autochtones, au Pérou et ailleurs, s'inscrit dans un projet global de révolution sociale. Avec nos compagnes et compagnons magonistes de la révolution mexicaine, avec nos compagnons cénétistes de la révolution espagnole :
« Tierra y Libertad » pour tous les peuples du monde!
Secrétariat aux Relations Internationales
Fédération Anarchiste (France)
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